Sénateur des Alpes-Maritimes
Président du Pôle Azur Provence
Président du SCOTT

Si l’on en croit les estimations des divers observatoires de l’évolution de la circulation, 250 à 350 vies pourraient être sauvées chaque année, soit de 5 à 8 % du nombre total des tués sur les routes de France.
Comment ? « Tout simplement » oserais-je dire…à condition que l’ensemble des détenteurs d’un permis de conduire dans notre pays aient été éduqués aux « cinq gestes qui sauvent ». Les témoins – sans en avoir totalement conscience – sont les premiers, en effet,bien avant les secours, à pouvoir intervenir immédiatement de manière décisive, à condition de savoir le faire.
L’idée d’éduquer l’ensemble des citoyens, usagers de la route, n’est pas neuve puisqu’elle remonte à 1967… sans mise en œuvre véritable toutefois. Aussi, pour remédier à cette carence et contribuer à éviter plus encore de véritables drames humains, j’ai proposé, avec mon ami Jean-René Lecerf, sénateur du nord, que soit inscrit dans l’examen du permis de conduire une épreuve supplémentaire sanctionnant la connaissance des notions élémentaires des premiers secours.
Nous avons déposé une proposition de loi dans ce sens qui a reçu d’ores et déjà le soutien de nombreux collègues des deux assemblées, toutes couleurs politiques confondues.
L’Allemagne, l’Autriche et la Suisse ont déjà mis en vigueur l’apprentissage des premiers secours dans le cadre du permis de conduire et ont constaté les effets positifs d’une telle mesure.
Je veillerai, pour ma part, à ce que le financement de cette épreuve supplémentaire soit inscrit au budget global des différentes politiques de prévention routière, et ne vienne pas alourdir le coût de l’examen dû par le candidat.