Sénateur des Alpes-Maritimes
Président du Pôle Azur Provence
Président du SCOTT
Mon parcours politique
Lorsque, au soir du dimanche 9 mars 2008, je devins le premier maire de Grasse à être élu au premier tour d’une élection municipale au suffrage universel direct, je connus, je l’avoue, une intense émotion et une immense fierté.
Je n’ai pas considéré, cependant, ce résultat comme une nette victoire politique sur mes concurrents. Je préférais y voir le signe incontestable de la confiance que j’avais acquise auprès des Grassois de tous les horizons, depuis ma première élection en 1983, sur la liste conduite par Hervé de Fontmichel. C’était une forme de consécration, la matérialisation du lien fort, passionnel, qui m’unit à la cité et à sa population.
Cette confiance je l’avais pressentie dès ce premier mandat accompli en qualité de conseiller municipal en charge de la culture, du tourisme et de l’animation de la cité. Moi, l’homme né au nord de l’Europe, en Belgique, élevé au soleil de la Provence Orientale, me trouvais en phase avec la ville d’adoption de mes parents, que j’ai toujours considérée comme ma ville de cœur. Depuis, il n’y a jamais eu de « désamour », même les soirs de revers électoraux puisqu’à deux reprises, en 1997 et en 1998, il est vrai dans des scrutins élargis – législatives et cantonales – je n’eus pas la faveur des urnes.
A la suite de ma première élection en 1983, donc, les mandats se sont enchaînés. En 1987, à la faveur d’un scrutin partiel, je suis élu adjoint au maire en charge de la police municipale, de la circulation et des transports.
En 1989, je suis élu conseiller général et deuxième adjoint au Maire de Grasse. Je suis réélu au conseil général en 1992, où je me vois confier la présidence de la commission «culture». En 1995, à la suite de divergences apparues tant au sein de notre famille politique que de notre liste, je décide de construire ma propre équipe. Je suis élu Maire de Grasse et l’une de mes priorités fut, aussitôt, de m’attacher à rapprocher les hommes et les femmes qui s’étaient éloignés mais partageaient toujours les mêmes valeurs.
En 2001, nous fûmes une fois encore réélus, et, dans la foulée, j’initiais l’intercommunalité. En janvier 2002, j’étais porté par mes pairs à la présidence de la communauté d’agglomération Pôle Azur Provence. Le dimanche 9 mars 2008, enfin, fut une nouvelle victoire avec une saveur toute particulière.
Parallèlement à mes mandats de maire successifs, les plus beaux à mes yeux, je fus élu trois fois au conseil général, en 1989, en 1992 et en 2004, mandat au cours duquel je fus porté à la vice-présidence de l’assemblée départementale chargé de la cohésion sociale, du renouvellement urbain et de l’aide aux communes. Ce dernier mandat, je dus toutefois l’abandonner prématurément afin de satisfaire à la règle du non-cumul. Pour la même raison, je dus abandonner mon mandat de député-suppléant de Michèle Tabarot alors que nous avions été élus au premier tour des législatives au printemps 2007.
En septembre 2008, en effet, je fus appelé à conduire la liste UMP aux élections sénatoriales. Nous remportons trois sièges sur cinq et ce fut le début d’une aventure passionnante à l’échelon national.
Ces élections successives, je les ai toujours menées au sein des différentes composantes de ma famille politique qui défend une France forte, indépendante, souveraine, solidaire tout en favorisant la liberté d’entreprendre. C’est la famille de la droite républicaine, regroupée aujourd’hui au sein de l’UMP.
Ma vie familiale et mon parcours professionnel
Né à Gand, en Belgique, le 8 mai 1947, je n’étais âgé que de cinq ans lorsque mes parents décidaient de faire le grand saut qui les conduirait dans le sud. C’est à Grasse – dont la réputation de ville au climat revigorant avait franchi les frontières – qu’ils s’installèrent et ouvrirent une épicerie-boulangerie à Saint-Jacques. Aujourd’hui encore, la simple odeur du pain chaud me replonge en enfance.
Et je dois sans doute à mon père, Max, l’amour que je porte à Grasse. C’est avec lui, au cours de ses interminables tournées de livraison, que j’appris à connaître toutes les routes, tous les chemins, toutes les impasses de Saint-Jacques et Saint-Antoine. La topographie en même temps que l’âme de la ville se révélait à mes yeux d’enfant puis d’adolescent. Mon père – lui-même élu sous la première municipalité d’Hervé de Fontmichel, en 1971 – levait pour moi le voile sur les secrets de la cité et me communiquait sa passion de la proximité, sa capacité d’écoute, sa volonté de servir…
Petit à petit, émergea en moi l’idée qu’un jour aussi je devrai faire quelque chose pour « ma » ville, ce qui ne m’empêcha pas de cultiver, au sortir de l’adolescence mes deux autres passions : les voyages dans des pays mal connus à l’époque, privilégiant les longues courses en Asie, Afrique, Amérique du Sud ou Moyen-Orient ; et la musique me laissant aller à commettre quelques chansons et arrangements à la guitare… de cette époque je garde une douce nostalgie.
Ces voyages aux destinations improbables, dans des conditions disons très « folklo », sont venus parfaire une éducation très classique qui après le baccalauréat obtenu alors que j’étais élève à l’Institut Fénelon, se poursuivit au Lycée Masséna de Nice en « Maths Sup - Maths Spé ». J’intègre en 1967 l’Ecole Nationale Supérieure d’Ingénieurs de Nantes, aujourd’hui fédérée dans le groupe des Ecoles Centrales. Parallèlement à mes études d’ingénieur, je m’inscris à l’Université de Droit de Nantes, et j’obtiens une maîtrise ès Sciences économiques, simultanément à mon diplôme d’ingénieur et ma maîtrise de Physique.
De retour de mon service militaire effectué en Tunisie, je suis appelé par le Maire de l’époque, Hervé de Fontmichel, pour m’occuper du tourisme, des fêtes, de l’animation et de l’expansion de la ville de Grasse. Passionné par la « chose publique », je m’implique dans cette tâche qui m’amènera à suivre le chantier de la future maison des congrès (qui deviendra le Centre International de Grasse puis le Théâtre de Grasse) dont je serai Directeur adjoint puis directeur.
Mes divergences de vues avec la municipalité communiste de Georges Vassallo (élu à la tête de la mairie en 1977) me vaudront d’être licencié après une lutte âpre entre le personnel du C.I.G. et la municipalité. Décidé à conserver une disponibilité pour m’impliquer dans la vie politique locale, je me lance dans la création d’un cabinet d’Assurances. En 1984, je m’associe avec mon ami Bruno Lupatelli, pour fonder « L. et L. Assurances » qui développera trois agences dans le bassin grassois, Grasse-Centre, Plascassier et Sophia-Antipolis. Nous céderons notre porte feuille, en 1998, à Denis Pascalie.
Sans de véritables pauses au milieu d’une vie dense, je pris le temps d’épouser Chantal. De cette union sont nés trois enfants, Karine, Sébastien et Marine qui m’ont donné cinq petits-enfants. A chacun des moments passés auprès d’eux ce sont de grandes bouffées de pur bonheur.
Récapitulatif des mandats