Sénateur des Alpes-Maritimes
Président du Pôle Azur Provence
Président du SCOTT

« C’est un homme qui regarde le présent en pensant à l’avenir…»
En lisant le jugement de Raymond Aron sur Bertrand de Jouvenel, il me revint en mémoire une citation qui avait marqué ma jeunesse.
Politologue, sociologue, écrivain, pionnier dans les études prospectives au début du XXe siècle, Bertrand de Jouvenel assénait : « Lorsque tout va bien l’optimisme est un luxe, lorsque tout va mal il est une nécessité. »
Je n’irai pas jusqu’à affirmer que « tout va mal » dans notre pays, ce serait faux et ce serait indécent au regard des tragédies qui affectent durablement des peuples au destin tumultueux. Je dirai cependant que, dans un contexte aux repères incertains, oui, « l’optimisme est une nécessité ».
La formule est belle, en tout cas, elle me plaît. A l’heure où les Français avouent un moral en berne, certainement avec des raisons légitimes liées à des situations personnelles difficiles, elles-mêmes dépendantes d’un monde en mutation, l’optimisme n’est ni une folie ni un état de béatitude irresponsable.
Si je n’ai jamais assimilé l’optimisme à l’inconscience, j’ai toujours considéré le pessimisme comme le premier pas vers la reddition.
A l’aube de l’année nouvelle, je forme le vœu que l’optimisme soit le moteur de l’action individuelle, la première pierre d’une reconstruction collective, le rempart contre l’adversité, la bouffée d’oxygène qui apporte au coureur hors d’haleine le second souffle.
Je ne peux pas croire que le peuple de France, qui s’est soulevé tout au long de son histoire contre toutes les oppressions, ne relève pas la tête.
Car l’optimisme est la force de regarder le présent, quel qu’il soit, en pensant à l’avenir, forcément meilleur, avec détermination et enthousiasme.
Sans nier les difficultés du moment, en ces premiers jours de 2012, ce sont des bribes de satisfaction, pêle-mêle, que je veux partager avec vous car elles nous permettent d’avancer, ensemble. Avec optimisme, résolument.
Il m’est agréable d’annoncer qu’il n’y aura pas de majoration de la part communale des impôts locaux et, toujours dans le domaine financier, que la santé économique de notre territoire est une source de satisfaction d’autant plus appréciable dans la conjoncture actuelle. Il est vrai que dans le monde, ô combien exigeant, de la parfumerie de luxe, nous avons su, avec les professionnels du secteur, préserver et valoriser les atouts historiques qui font de notre ville une place stratégique et incontournable.
Je retiendrai également que le sport sera à l’honneur cette année, avec la construction du stade de La Paoute et la couverture partielle du stade bouliste Gaston de Fontmichel à Perdigon.
Au-delà des projets ponctuels, nous poursuivrons l’aménagement d’ensemble de la cité avec des avancées notables sur des dossiers structurants. J’en citerai trois : le plan de rénovation urbaine, d’un montant global, sur 5 ans, de 75 millions d’euros ; la restauration de la façade du Palais des Congrès, premier pas d’un aménagement global du Cours afin d’offrir aux Grassois et aux visiteurs un espace de vie exceptionnel, véritable balcon sur la plaine et la mer ; le pôle multimodal, conçu autour de l’ancienne gare rénovée, destiné à devenir la plaque tournante de tous les transports en commun de la ville ;
Enfin, je ne résiste pas au plaisir d’annoncer que Claude Pinoteau sera, après Georges Lautner, l’invité de la semaine du cinéma qui « s’installe » dans le paysage culturel de la cité…
Je sais que d’autres dossiers vous préoccupent comme l’intercommunalité, la gestion des déchets, la restructuration de l’espace Martelly ou encore le prolongement de la pénétrante... De tous ces sujets nous en reparlerons au cours des traditionnels échanges de vœux, au Palais des Congrès, le 20 janvier, et dans les hameaux tout au long de ce mois.
Ces échanges sont pour moi essentiels et je ne cèderai pas à la facilité d’organiser une cérémonie unique. Grassois, nous le sommes tous.
Attachés à notre hameau nous le sommes tout autant. L’ignorer serait rompre cette proximité qui fait notre différence, porter atteinte au lien charnel qui nous unit à la ville et à ses hameaux. Ce contact au plus près de votre lieu de vie, je souhaite le maintenir et le développer.
J’y puise le courage d’entreprendre encore et toujours.
A toutes et à tous, je renouvelle mes vœux de santé, je souhaite à chacun d’entre vous mille petits bonheurs épars qui éclairent le quotidien.
Et je vous demande de ne pas oublier, tout spécialement en cette année 2012, que l’optimisme n’est pas un état mais une volonté, individuelle et collective.
Ajouter un commentaire